Salles

Cliquez pour agrandir l'imageSalles en Beaujolais  fut vraisemblablement habitée depuis l'époque préhistorique, avant qu'au Xe siècle, l'Abbé de Cluny décide la création d'un prieuré sur des terres données par le Sire de Beaujeu. Le prieuré construit sur le modèle des établissements bénédictins, avec cloître, bâtiments monastiques et murs de clôture, a abrité des moines jusqu'au XIIIe siècle
En 1301, ces moines furent rappelés à Cluny pour laisser place à des moniales d'origine noble venant de Grelonges, une île de la Saône  maintenant disparue.
D'abord cloîtrées, les religieuses prirent peu à peu des libertés avec la règle bénédictine. Au XVIIIe siècle, leur statut évolua vers un régime séculier, celui de chanoinesses. En 1775, la congrégation devient « chapitre noble de chanoinesses-comtesses de Saint-Martin de Salles », sous la coupe de l'archevêque de Lyon.
Les chanoinesses partageaient leur quotidien entre vie religieuse, enseignement des bonnes mœurs à des jeunes filles bien nées et gestion économique de leur patrimoine fait de domaines cultivés et de rentes issues d'établissements extérieurs.
Pour afficher le prestige de leur condition elles conçurent un vaste ensemble de bâtiments dont la réalisation, inachevée, fut confiée à un architecte Lyonnais Desarnod.
Venue à Salles pour y recevoir l'éducation qui convenait à son rang, Alix des Roys y rencontra le chevalier de Lamartine qu'elle épousa. Leur fils Alphonse fut le célèbre poète et homme politique du XIXe siècle.
Plus tard, en 1820, Jean-Marie Vianney, curé d'Ars est nommé à Salles. A cause d'une crue de la Saône, il ne rejoindra pas Salles. Quelques années après, l'entrepreneur en charge de la construction de l'église d'Ars achètera trois colonnes doubles (géminées) du cloître de Salles, pour enjoliver le modeste clocher. Les colonnes de Salles sont toujours visibles sur le clocher d'Ars


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